Da Vinci Code

Une femme se promène devant des pyramides, un avion passe au-dessus d'elle.

Qui n’a jamais entendu parler du Saint Graal, cet objet si mystérieux et si vénéré ? Da Vinci Code se base sur cette légende pour nous conter de bien lourdes conspirations.

titre

Da Vinci Code

auteur

Dan Brown

publication

mars 2003

genre

Thriller

avis

Moyen

La biographie

Dan Brown naquit en 1964 aux États-Unis dans le New Hampshire. Il enseigna l’anglais avant de changer de carrière en 1996. Il écrivit alors à temps plein. Sa popularité explosa avec la sortie de Da Vinci Code. Il a publié sept romans dont cinq avec le personnage du professeur Robert Langdon.

Le synopsis

Jacques Saunière, directeur du Louvre, est retrouvé assassiné dans une galerie. La mise en scène farfelue étonne grandement la police, et notamment le commissaire Bézu Fache. Jacques Saunière avait bien reçu une balle mais il avait scrupuleusement soigné sa position et écrit de nombreux messages incompréhensibles. Un seul était clair : « P.S. Trouver Robert Langdon ».

Robert Langdon rencontra Sophie Neveu, membre de la police scientifique. Ils rejoignirent leurs forces pour partir à la chasse au trésor, en fuyant désespérément un commissaire obtus.

Conclusion

Da Vinci Code me laisse perplexe. L’intrigue est bien menée, elle est très intéressante. Quatre groupes se côtoient : la police judiciaire, le Prieuré de Sion, l’Opus Dei et bien évidemment, nos enquêteurs en herbe. Je pense sérieusement que ce livre aurait pu donner quelque chose de meilleur, le potentiel est là. Mais il y’a d’énormes agacements.

Tout d’abord, le professeur Langdon, enseignant de symbologie, voit des signes en tout. Il n’agit pas d’une manière d’un grand professeur. Et ses discours en aparté racontent des faits inexacts ou inventés. Je rejoins clairement la polémique sur ce roman concernant le manque de véracité. Vous allez sûrement me dire que ce n’est que de la fiction, etc. Oui mais le Da Vinci Code est présenté comme historique. Que l’intrigue soit inventée n’est pas un problème. Qu’une vérité sur le Saint Graal le soit non plus. Mais le professeur Langdon explique régulièrement l’histoire d’un bâtiment ou d’une œuvre, souvent de manière complotiste, et ce en dehors de l’intrigue. Il est un savant qui doit donner des détails. Mais pourquoi ne pas mettre des éléments véridiques dans ces passages ? Le ton fait penser qu’il s’agit d’éléments réels et non pas fictifs. D’autres romans historiques arrivent à bien s’en sortir sur ce point et ce n’est pas le cas ici.

Et surtout, le Da Vinci Code utilise le cliffhanger à outrance. Vous savez, quand votre personnage est suspendu en haut de la falaise (d’où le nom), sa vie est en jeu. Il est sur le point de basculer. Les crocodiles et les piranhas n’attendent que ça. Vous suez avec lui, vous l’accompagnez et… La suite au prochain épisode. Cette méthode est efficace, elle apporte un suspens, un goût de reviens-y. Bref, cette technique nous rend accroc à la série. Mais il faut varier les techniques, car à terme, le cliffhanger agace. Il m’a sorti à plusieurs reprises de l’histoire. Pour donner un exemple, un grand prêtre, Monseigneur Aringarosa est convoqué à une réunion importante. La narration nous fait suivre ce personnage, nous avons accès à ses pensées. La réunion se déroule et arrive le moment le plus important, une information sensible va être dite. Blackout de cinq minutes, sans scène pour couper. Et reprise de la narration. Les pensées du personnages sont bien sûr tournées sur « cette terrible nouvelle ». Mais cette information doit attendre quelques chapitres.

Je conseille donc ce roman aux curieux qui veulent lire ce titre pour son succès. Il existe d’autres livres en terme de romans avec une base historique que je préconiserai avant celui-ci, notamment l’excellent L’historienne et Drakula.

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